" HAMAN" ET LES MONUMENTS DE L'ANCIENNE EGYPTE Le Coran rapporte avec précision la vie du Prophète Moïse (psl). Tout comme il retrace le conflit entre Pharaon et les Enfants d'Israël, le Coran révèle des informations précieuses sur l'Egypte ancienne. La signification de nombre de ces faits historiques a attiré seulement récemment l'attention des érudits de ce monde. Si l'on considère ces points en faisant appel à notre raison, il devient très vite évident, que le Coran et la fontaine d'informations qu'il contient, ont été révélés par la sagesse de Dieu car il correspond aux découvertes scientifiques, historiques et technologiques contemporaines.
L'un des exemples de cette sagesse concerne les références coraniques relatives à Haman : un personnage dont le nom est mentionné dans le Coran, tout comme Pharaon. Il est mentionné en six endroits différents du Coran, et nous informe que c'était l'un des plus proches alliés de Pharaon. Curieusement, le nom de "Haman" n'est jamais mentionné dans les chapitres de la Torah se rapportant à la vie du Prophète Moïse (psl). Cependant, le nom Haman est évoqué dans les derniers chapitres de l'Ancien Testament, où il est présenté comme l'assistant d'un roi babylonien qui infligea beaucoup de souffrances aux Israélites, environ 1.100 ans après le Prophète Moïse (psl). Le Coran, beaucoup plus en accord avec les découvertes archéologiques, mentionne effectivement le nom "Haman" en référence à la vie du Prophète Moïse (psl). Certaines critiques émises par des non-musulmans à l'encontre du livre de l'Islam ont disparu suite au déchiffrement de l'alphabet hiéroglyphique égyptien, il y a approximativement 200 ans, et à la découverte du nom "Haman" dans les manuscrits antiques. Jusqu'au 18ème siècle, les écritures et les inscriptions de l'Egypte antique ne pouvaient être décryptées. La langue de l'Egypte antique utilisait des symboles et non des mots : les hiéroglyphes. Ces signes qui permettaient de raconter des histoires et enregistraient des évènements importants de la même manière que le font les mots modernes, étaient habituellement gravés sur des roches ou des pierres et de nombreux exemplaires survécurent à travers les âges. Cependant, avec la propagation du Christianisme et d'autres influences culturelles au cours des 2ème et 3ème siècles, l'Egypte a abandonné ses croyances anciennes et l'écriture hiéroglyphique, synonyme d'un système de croyance éteint. La dernière utilisation connue de ce système d'écriture est attestée par une inscription datant de 394. Oubliés, les hiéroglyphes ne purent par la suite ni être lus ni compris par personne. Bien entendu, cela rendait toute étude archéologique et historique impossible. Cette situation dura jusqu'il y a environ 200 ans. Au grand bonheur des historiens et des érudits, le mystère de ces hiéroglyphes égyptiens antiques fut levé en 1799, grâce à la découverte d'une tablette appelée la Pierre de Rosette datée de 196 av. JC. L'importance de cette pierre résidait dans l'inscription qui se composait de trois formes différentes d'écriture : hiéroglyphique, démotique (une forme simplifiée de l'écriture hiératique égyptienne antique) et grecque. Ce fut à l'aide du manuscrit grec que ces écritures ont été décodées. La traduction de l'inscription a été effectuée par un Français du nom de Jean-François Champollion. Ainsi, à travers ces écritures furent mis au jour d'abord un langage oublié, puis des événements historiques. Ceci permit de jeter la lumière sur la civilisation, la religion et la vie sociale de l'Egypte antique et cette époque importante de l'histoire humaine. Avec le décodage des hiéroglyphes, une partie importante de la connaissance a été révélée: le nom "Haman" était en effet mentionné dans des inscriptions égyptiennes. Ce nom a été attribué à un monument du musée de Hof à Vienne. Cette même inscription indiquait aussi la relation très étroite qui existait entre Haman et Pharaon.214 Dans le dictionnaire People in the New Kingdom, basé sur l'ensemble des inscriptions, Haman est mentionné comme étant "le chef des carrières de pierre".215 Le résultat a révélé une vérité très importante. Contrairement aux assertions infondées des contradicteurs du Coran, il est dit dans le Livre saint que Haman a vécu en Egypte pendant la période de Moïse, qui était un proche de Pharaon et qui a accompli des travaux de construction, tel qu'il est justement indiqué dans le Coran.
En outre, le verset coranique, décrivant l'événement relatif à la demande faite par Pharaon à Haman de construire une tour, est en conformité parfaite avec cette découverte archéologique. Miraculeusement, le Coran nous fournit une information historique qui ne pouvait ni être détenue ni comprise à l'époque du Prophète (psl). Les hiéroglyphes n'ayant pu être déchiffrés que vers la fin du 18ème siècle l'information ne pouvait donc être vérifiée à partir de sources égyptiennes. En conclusion, la découverte du nom Haman dans les écrits égyptiens antiques a encore une fois confirmé la nature infaillible du Coran, la parole de Dieu. LE PROPHETE MOISE (PSL) ET LA MER SEPAREE EN DEUX Les rois d'Egypte connus sous le nom de "Pharaons" (ou Fir'awn en arabe du Coran) se considéraient comme des divinités dans la religion polythéiste et superstitieuse de l'ancienne Egypte. A une époque où le peuple d'Egypte favorisait un système de croyance superstitieuse plutôt qu'un système de croyance divin - période durant laquelle les enfants d'Israël avaient été réduits à l'esclavage - Dieu envoya le Prophète Moïse (psl) comme messager aux tribus d'Egypte.
Comme le révèle le Coran, les deux communautés se rencontrèrent au bord de la mer, à l'issue de cette poursuite. Dieu fendit alors la mer en deux et sauva le Prophète Moïse (psl) et les croyants qui l'accompagnaient, détruisant Pharaon et son peuple. Cette aide venant de Dieu est décrite ainsi :
D'Amenamoni, Chef des livres de protection de la chambre blanche du palais, au scribe Penterhor : Lorsque vous recevrez cette lettre et que vous l'aurez lue point par point, laissez votre coeur s'abandonner à la peine, la douleur la plus aiguë, telle une feuille avant un orage, lorsque vous apprendrez le triste désastre de la noyade dans le grand tourbillon… La calamité le frappa soudainement et inévitablement. Décrire la destruction des seigneurs, le seigneur des tribus, le roi de l'est et de l'ouest. Le sommeil dans les eaux a fait de quelque chose de grand, quelque chose d'impuissant. A quelles nouvelles peut-on comparer les nouvelles que je viens de vous envoyer ?216 Le fait que des évènements du passé révélés dans le Coran soient prouvés aujourd'hui est sans aucun doute un important miracle du Coran. (Voir Les nations disparues, 2ème éd., Harun Yahya, Editions Essalam, Paris, 2003) Ce miracle, vécu par le Prophète Moïse (psl) et les Enfants d'Israël lorsqu'ils traversèrent la Mer Rouge a été le sujet de nombreuses études. Les enquêtes archéologiques ont établi non seulement le parcours suivi vers la Mer Rouge après qu'ils ont quitté l'Egypte, mais aussi l'endroit entouré de montagnes où Pharaon, le Prophète Moïse (psl) et sa tribu se rencontrèrent. (Dieu sait mieux) Suivant de nombreuses études et investigations prenant cela comme point de départ, les scientifiques en sont venus à des conclusions frappantes concernant la façon dont la mer fut divisée en deux. Ces conclusions sont en total accord avec ce qui a été révélé dans le Coran. La façon dont ces évènements historiques décrits dans le Coran sont aujourd'hui illuminés par des mémoires historiques est sans aucun doute un miracle important du livre de l'Islam.
Naum Volzinger et Alexei Androsov, deux mathématiciens russes, ont prouvé que le Prophète Moïse (psl) avait effectivement pu séparer la mer. Contrairement aux scientifiques qui se concentrèrent sur la probabilité d'un tel miracle, les mathématiciens russes ont enquêté sur les conditions qui auraient pu conduire à ce miracle. En retour, cela a confirmé le miracle lui-même.
On ne doit pas oublier qu'il y a toujours la possibilité qu'un phénomène naturel ait lieu. Si c'est la volonté de Dieu, ce miracle peut se réaliser encore lorsque les conditions requises - telles que la vitesse du vent, le temps et le lieu - sont réunies. Cependant, l'aspect véritablement miraculeux ici est le fait que ces évènements aient eu lieu juste au moment où le Prophète Moïse (psl) et sa tribu étaient sur le point d'être vaincus. Le fait que les eaux se soient retirées au moment précis où le Prophète Moïse (psl) et sa communauté étaient sur le point de traverser cette mer - sans parler du fait que les eaux se remirent en place lorsque Pharaon et son armée étaient en train de traverser la mer à leur tour - est un exemple clair de l'aide que Dieu apporte aux fidèles. En effet, la manière dont le Prophète Moïse (psl) compta sur Dieu et Lui fit confiance est un exemple des valeurs morales les plus louables. LES PROBLEMES QUI AFFECTERENT Pharaon et ses proches étaient si dévoués à leur système polythéiste et à leurs croyances païennes que pas même le message du Prophète Moïse (psl), doté de sagesse et de miracles spectaculaires, ne parvinrent à adoucir leurs coeurs ni à les détourner de leurs superstitions sans fondements. Ils déclarèrent aussi ouvertement ce fait :
A cause de leur attitude hautaine, Dieu leur envoya des afflictions, décrites comme étant "des signes explicites" dans un verset, afin de les punir de leur arrogance (Coran, 7 : 133). La première de ces plaies fut la sécheresse. Cela eut pour résultat une baisse de la production agricole. Le verset qui fait référence à cela déclare :
Les systèmes agricoles égyptiens dépendaient du Nil et généralement les changements dans les conditions naturelles ne les affectaient pas. Cependant, Pharaon et ses proches souffraient énormément à cause de leur orgueil et de leur refus de reconnaître le Messager de Dieu. Et au lieu de "s'en soucier" ils considérèrent ces évènements comme une malchance provoquée par le Prophète Moïse (psl) et les tribus d'Israël. A la suite de cela, Dieu envoya une série de malheurs dont le Coran nous parle dans le verset suivant :
Les détails relatifs aux désastres qui frappèrent le peuple d'Egypte et inscrits dans le papyrus sont exactement tels que décrits dans le Coran. Le Coran mentionne toutes ces catastrophes. Le récit islamique sur cette période de l'histoire humaine a été confirmé par la découverte faite en Egypte, au début du 19ème siècle, des papyrus Ipuwer qui datent du Moyen Empire. Après sa découverte, le papyrus a été envoyé au Leiden Museum en Hollande en 1909 et traduit par A. H. Gardiner, un grand spécialiste de l'Egypte ancienne. Dans ce papyrus étaient décrits les différents désastres vécus par l'Egypte, tels que la famine, la sécheresse et la fuite des esclaves d'Egypte. De plus, il apparaît que celui qui avait écrit ce papyrus, un certain Ipuwer, avait été témoin de tous ces évènements. C'est ainsi que le papyrus d'Ipuwer raconte les catastrophes décrites par le Coran: La terre est couverte de plaies. Il y a du sang partout.219 La rivière est en sang.220 En vérité tout ce qui hier encore était visible a péri. La terre est aussi dénudée qu'après la coupe du lin.221 La Basse Egypte pleure… Tout le palais est sans ses revenus… A lui appartiennent (de droit) le blé et l'orge, les oies et le poisson.222 A vrai dire, le grain a péri de tous côtés.223 La terre - dans toute son étendue n'était que confusion et bruit terrifiant… Nul ne quitta le palais pendant neuf jours et personne ne pouvait voir le visage de son voisin… Les villes furent détruites par d'énormes vagues… la Haute Egypte souffrit de la dévastation… Il y avait du sang partout… la pestilence à travers tout le pays… Personne ne navigue plus vraiment vers Byblos aujourd'hui. Que devons nous faire pour le cèdre de nos momies ?... Nous manquons d'or…224 Les hommes se refusaient à goûter les êtres humains, et avaient soif d'eau.225 Voilà notre eau ! Voilà notre bonheur ! Qu'allons-nous faire ? Tout est en ruine !226 Les villes sont détruites. La Haute Egypte est asséchée.227 La résidence s'est retournée d'un coup.228 La chaîne de catastrophes qui frappèrent l'Egypte, selon ce document, est en parfaite conformité avec les récits coraniques de ces faits.229 Ce papyrus, qui relate de manière très similaire les catastrophes qui frappèrent l'Egypte à l'époque de Pharaon, prouve encore une fois que le Coran est d'origine divine. LE PROPHETE MOISE (PSL) QUALIFIE DE MAGICIEN Dans des papyrus remontant à l'époque de Pharaon, le Prophète Moïse (psl) est régulièrement qualifié de magicien. (Les papyrus en question sont conservés au British Museum). Malgré tous leurs efforts, Pharaon et ses partisans n'ont jamais pu triompher du Prophète Moïse (psl) dans la guerre totale qu'ils ont menée contre lui et contre les Enfants d'Israël. Ceci est écrit au second jour du septième mois de Payni durant le règne de Ramsès, le fils aîné d'Ammon, le fils du Soleil qui est l'administrateur de justice, et qui vit éternellement comme son père, le Soleil… Lorsque tu recevras cette lettre, lève-toi, mets-toi au travail et charge-toi de la supervision des champs. Lorsque tu entendras les nouvelles d'un nouveau désastre tel qu'un déluge détruisant toutes les céréales, pense que Hemton les détruisit en les consommant avidement, les greniers sont en ruine, les rats se rassemblent dans les champs, les puces sont tels des ouragans, les scorpions mangent avec avidité, les blessures causées par les mouches sont trop nombreuses pour pouvoir les compter. Et cela chagrine les gens… Le Scribe [référence probable au Prophète Moïse (psl)] a atteint son objectif qui était de détruire la totalité des céréales… Les sorcelleries sont comme leur pain… Le Scribe… est le premier des hommes dans l'art de l'écriture. Les références au Prophète Moïse (psl) et les accusations de "magicien" lancés à son encontre, se trouvent dans les versets suivants :
LE MOT "PHARAON" DANS LE CORAN Dans l'Ancien Testament, le dirigeant égyptien à l'époque du Prophète Abraham (psl) et du Prophète Joseph (psl) est appelé "Pharaon". Cependant, ce titre était en réalité usité après les époques de ces deux prophètes. En parlant du dirigeant égyptien qui vivait à l'époque du Prophète Joseph (psl), c'est le mot arabe al-Malik qui est utilisé dans le Coran : il se réfère au dirigeant, au roi ou au sultan.
Le gouverneur à l'époque du Prophète Moïse (psl), d'autre part, est appelé "Pharaon". Cette distinction que l'on trouve dans le Coran est absente de l'Ancien et du Nouveau Testaments, et les historiens juifs ne la font pas non plus. Dans la Bible, le mot "Pharaon" est utilisé systématiquement pour faire référence au monarque égyptien. Par contre, le Coran est beaucoup plus précis et concis dans la terminologie qu'il emploie.
L'Encyclopédie Britannica définit le mot "Pharaon" comme un titre de respect utilisé à l'époque du Nouvel Empire (période qui commence avec la 18ème dynastie, 1539-1292 av. JC) et ce jusqu'à la 22ème dynastie (945-730 av. JC). Après cela, ce titre devint celui du monarque. Les autres informations sur ce sujet viennent de l'Academic American Encyclopaedia, qui déclare que le titre de Pharaon n'a commencé à être utilisé qu'à l'époque du Nouvel Empire. Comme nous l'avons vu, l'utilisation du mot "Pharaon" date d'une période spécifique de l'histoire. Dès lors, la distinction faite par le Coran quant aux titres égyptiens des différentes époques est une autre preuve que le Coran est la parole de Dieu. LE DELUGE DE NOE
Le Prophète Noé (psl) fut envoyé à son peuple par Dieu. Ils s'étaient éloignés des commandements de Dieu et Lui avaient attribué des associés. Le Prophète Noé (psl) les avertit qu'ils devaient adorer Dieu seul et abandonner les fausses croyances qu'ils avaient établies au sein de leur communauté. Bien que le Prophète Noé (psl) s'adressât à son peuple avec éloquence et sagesse, et les mit en garde contre le châtiment de Dieu, ils le rejetèrent et continuèrent à attribuer des associés à Dieu. Suite à cela, Dieu dit au Prophète Noé (psl) qu'Il punirait les incrédules en les noyant. Mais Il informa aussi Son Messager que par Sa miséricorde Il épargnerait les croyants, ceux qui avaient embrassé la vraie religion et n'adoraient que le Seul, l'Unique. La destruction du peuple de Noé et la manière avec laquelle les croyants furent sauvés sont décrites dans le Coran.
Lorsque l'heure du châtiment arriva, l'eau du sol combinée à celle provenant de pluies violentes, provoqua une gigantesque inondation. (Dieu sait mieux) Il est révélé qu'avant que le déluge ne se produise, Dieu parla au Prophète Noé (psl).
Mis à part ceux qui montèrent à bord de l'arche du Prophète Noé (psl), tous les membres de la tribu moururent noyés, y compris le fils du Prophète, qui pensait pouvoir échapper à la noyade en cherchant refuge sur une montagne.
Lorsqu'on compare les narrations du déluge selon l'Ancien Testament, et les différentes croyances des autres peuples, nous réalisons que le Coran, révélé par Dieu, et constituant le seul livre divin inaltéré, est la plus fiable de toutes les sources. Selon l'Ancien Testament, un livre falsifié, le déluge fut universel et couvrit donc le monde entier. Cependant rien de semblable n'est exprimé dans le Coran et, bien au contraire, les versets relatifs à ce sujet rapportent que le désastre fut régional, n'affectant que le peuple de Noé (psl). Ceux qui furent détruits sont ceux qui ont rejeté le message du Prophète Noé (psl) et qui ont persisté dans leur reniement. Aucun verset coranique n'indique que le déluge fut universel. Ci-dessous les versets évoquant ce sujet :
Comme nous l'avons vu, le Coran nous révèle que seul le peuple du Prophète Noé (psl) fut détruit et non le monde entier. Les déclarations rectifiées des récits corrompus des écritures juives et chrétiennes dans le Coran prouvent qu'il est dans son intégralité un livre révélé par Dieu. Les fouilles effectuées dans la région où l'on pense que le déluge a eu lieu, montrent que le déluge n'était pas un évènement universel mais plutôt un désastre à grande échelle qui a affecté une partie de la Mésopotamie. Quand les eaux se retirèrent à la fin du déluge, l'Arche demeura sur le "Jûdi", comme nous le précise le Coran. Le mot jûdi fait généralement référence à un site montagneux spécifique, tandis que dans la langue arabe ce terme signifie "colline" ou "promontoire". De plus, le terme jûdi se réfère peut-être à la montée des eaux jusqu'à un certain niveau et n'implique pas nécessairement l'inondation de toutes les terres. En d'autres mots, nous apprenons que toutes les plaines et les montagnes sur la Terre n'ont pas été submergées, contrairement à ce qu'affirment l'Ancien Testament et les légendes des autres peuples, mais les eaux ont simplement recouvert une région. Preuves archéologiques du déluge
De nos jours, les archéologues et les historiens les plus célèbres ont eu connaissance de la découverte d'un nombre important de preuves concernant le déluge de Noé (psl). Le déluge, que l'on pense avoir eu lieu autour de 3.000 ans av. JC, détruisit une civilisation entière et permit à une autre d'émerger en lieu et place. La preuve du déluge a été préservée pendant des milliers d'années et constituait un effet dissuasif sur les peuples qui ont vécu après le châtiment qui avait frappé les malfaisants. De nombreuses fouilles ont été entreprises pour étudier le déluge, lequel a été localisé dans les plaines de Mésopotamie et ses environs. Les fouilles effectuées dans la région ont permis de retrouver les traces d'un déluge dans quatre villes principales de la Plaine de Mésopotamie : Ur, Erech, Kish et Shuruppak. Elles montrent que ces villes ont été frappées par une inondation 3.000 ans av. JC. Les restes les plus anciens de la civilisation d'Ur - ville connue aujourd'hui sous le nom de Tell al-Muqayyar - datent de 7.000 ans av. JC. La cité d'Ur, l'une des plus antiques civilisations humaines, était une région d'habitation dans laquelle des civilisations successives ont vécu et sont mortes. Les découvertes archéologiques consécutives à l'étude de la ville d'Ur ont déterré des informations qui nous apprennent clairement qu'une civilisation a été interrompue par une terrible inondation et que de nouvelles civilisations ont émergé à sa place. Leonard Woolley mena des recherches conjointes avec le British Museum et l'Université de Pennsylvanie dans la zone désertique qui se situe entre Bagdad et le Golfe Persique. Les fouilles de Woolley sont décrites ainsi par l'archéologue allemand Werner Keller : "Les tombes des rois d'Ur", c'est ainsi que Woolley, grisé par sa joie de les avoir découvertes, avait surnommé les tombes de nobles Sumériens dont l'authentique splendeur avait été exposée au grand jour lorsque les pioches des archéologues avaient attaqué un tumulus à 15 m au sud du temple, permettant de mettre à jour une longue rangée de tombes surmontées de pierres. Ces caveaux de pierre renfermaient de véritables trésors, car ils étaient remplis de gobelets coûteux, de cruches et de vases magnifiquement façonnés, de vaisselle de bronze, de mosaïques de perles, de lapis-lazuli et d'argent entourant ces corps moisis dans la poussière. Des harpes et des lyres reposaient adossés aux murs. C'est alors qu'après plusieurs jours de travail les ouvriers de Woolley appelèrent ce dernier : "Nous avons découvert une nouvelle couche." Il se rendit au fond du puits pour en avoir le coeur net. Sa première pensée fut : "Nous y sommes enfin." Il s'agissait de sable, de sable pur d'un genre qui ne pouvait avoir été déposé que par de l'eau. Ils décidèrent de continuer à creuser le puits encore plus profondément. Les pelles et les pioches retournèrent de nouveau le sol : un mètre, deux mètres, et toujours la même couche de vase pure. Soudain, à trois mètres de profondeur, la couche de vase cessa aussi brutalement qu'elle avait commencé : de nouvelles traces d'un habitat humain venaient d'être mises en évidence. Le déluge était la seule explication possible de ce grand dépôt d'argile découvert sous cette colline à Ur, qui séparait clairement deux époques de civilisation humaine...231 Les analyses microscopiques ont révélé que ce grand dépôt de boue argileuse sous la colline d'Ur s'est accumulé à la suite d'une submersion si forte que toute l'ancienne civilisation sumérienne a dû être anéantie. L'épopée de Gilgamesh et l'histoire de Noé se trouvaient ainsi réunies dans ce puits creusé profondément sous le désert mésopotamien. Max Mallowan a rapporté les pensées de Leonard Woolley, qui a dit qu'une aussi énorme masse d'alluvions formée en une seule fois ne peut être le résultat que d'une gigantesque inondation. Woolley a également décrit la couche séparant la cité sumérienne d'Ur de la cité d'Al-Ubaid, dont les habitants utilisaient de la poterie peinte, comme étant un vestige de déluge.232
Ces recherches ont ainsi permis de montrer que la cité d'Ur s'est trouvée au coeur du déluge. Werner Keller a exprimé l'importance des excavations susmentionnées en disant que la mise à jour des restes d'une cité sous une couche de boue prouve qu'une inondation dévastatrice a eu lieu à cet endroit.233 Une autre cité mésopotamienne porteuse des traces du déluge est "Kish des Sumériens", qui correspond à la ville actuelle de Tell el-Uhaimir. Selon d'anciennes sources sumériennes, cette cité a été le "berceau de la première dynastie post-diluvienne".234 La cité de Shuruppak, au sud de la Mésopotamie, qui correspond à la ville actuelle de Tell Fara, recèle aussi des traces apparentes d'un déluge. Les études archéologiques dans cette cité ont été menées par Erich Schmidt, de l'Université de Pennsylvanie, entre 1920 et 1930. Des fouilles ont permis d'y mettre à jour trois couches porteuses de restes d'habitations appartenant à une période comprise entre la lointaine préhistoire et la troisième dynastie d'Ur (2112-2004 av. JC). Les découvertes les plus significatives ont été les ruines de maisons bien construites ainsi que des tablettes portant des caractères cunéiformes et à caractère administratif, indiquant qu'une société hautement développée existait déjà là vers la fin du 4ème millénaire av. JC.235 Ce qui est important, c'est que le désastre du déluge semble s'être produit dans cette cité vers 3000-2900 av. JC. D'après ce qui a été rapporté par Mallowan, Schmidt a atteint, à 4-5 m sous la terre une couche jaunâtre (formée par le déluge) composée d'un mélange de sable et d'argile. Schmidt a défini cette couche argilo-sableuse, qui séparait la période de Djemdet Nasr de l'époque de l'Ancien Royaume, comme étant "d'origine fluviale", et devant être associée au déluge de Noé.236 En résumé, les fouilles effectuées dans la cité de Shuruppak ont encore une fois permis de découvrir les indices d'un déluge qui remonte à 3000-2900 ans av. JC. Tout comme les autres cités, Shuruppak fut probablement frappée par un déluge.237 Le dernier endroit qui semble avoir été affecté par le déluge est la cité d'Erech, au sud de Shuruppak, connue aujourd'hui sous le nom de Warka. Une couche de boue y a été mise en évidence, à l'instar des autres cités, dont l'ancienneté est semblable aux autres couches du même type découvertes ailleurs, c'est-à-dire environ 3000 ans av. JC.238 Il est un fait bien connu que le Tigre et l'Euphrate traversent la Mésopotamie d'un bout à l'autre. Il semble que, durant les événements diluviens, ces fleuves ainsi que de nombreux points d'eau et rivières débordèrent et que, ces eaux s'ajoutant aux eaux de pluie, engendrèrent un gigantesque déluge. Ce phénomène est rapporté en ces termes par le Coran :
Cela revient à dire que toutes les plaines mésopotamiennes ont été touchées. Lorsque nous citons les cités de Ur, Erech, Shuruppak et Kish dans cet ordre-là, nous nous apercevons qu'elles sont situées le long d'une même route. Par conséquent, les environs de ces villes ont dû être également inondés. Il faut par ailleurs noter que vers 3000 av. JC, la structure géographique de la Mésopotamie différait de celle d'aujourd'hui ; à cette époque-là, le lit de l'Euphrate passait plus à l'est que de nos jours, et cet ancien cours passait à proximité des quatre cités susmentionnées. Avec l'ouverture des "sources de la terre et du ciel", il semble que le fleuve Euphrate soit sorti de son lit et ait pu détruire ces villes. (Dieu sait mieux) Dieu a communiqué aux humains des informations concernant le déluge de Noé par l'intermédiaire de Ses messagers et livres, suscités auprès de diverses communautés à titre d'exemple et d'avertissement. Cependant, à chaque fois que les textes divins ont été altérés, les descriptions du déluge se sont trouvées entremêlées d'apports mythologiques. Seul le Coran résiste à l'épreuve des faits empiriquement observables. Et ce parce que Dieu est le Gardien de ce livre, le préservant de toute corruption et ne permettant pas que même le plus petit changement y soit apporté. Le Coran est ainsi placé sous la protection spéciale de Dieu. (Voir Les nations disparues, 2ème éd., Harun Yahya, Editions Essalam, Paris, 2003) LA CITE D'IRAM Au début des années 1990, furent publiés dans plusieurs journaux connus, des articles annonçant "la découverte de la cité arabe disparue", "la découverte de la cité arabe légendaire", "l'Atlantis des sables, Ubar". Ce qui rendit cette découverte encore plus curieuse est que cette cité est mentionnée également dans le Coran. Nombreux furent ceux, qui auparavant pensaient que le peuple de 'Ad évoqué dans le Coran était purement mythique et que leur cité ne serait jamais trouvée. Dès lors, ils ne purent dissimuler leur étonnement face à cette fabuleuse découverte.
Le chercheur britannique Thomas a longuement parlé de ces tribus et a même déclaré avoir trouvé les traces d'une ancienne cité fondée par l'une d'elles.241 Il s'agissait de la cité connue des Bédouins sous le nom de "Ubar". Lors de l'un de ses voyages dans la région, les Bédouins du désert lui avaient montré d'anciennes pistes et avaient déclaré que ces pistes menaient vers la vieille cité d'Ubar. Thomas, qui était passionné par ce sujet, mourut avant d'avoir pu compléter ses investigations. Clapp se plongea dans les écrits de Thomas et crut en l'existence de la cité perdue évoquée dans l'ouvrage. Sans perdre de temps, il commença ses propres recherches, en essayant de poursuivre le travail entamé par Thomas. Clapp utilisa deux approches différentes pour prouver l'existence d'Ubar. Premièrement, il retrouva les pistes mentionnées par les Bédouins. Il s'adressa ensuite à la NASA afin d'obtenir les photos satellites de la région. Après beaucoup d'efforts, il parvint à convaincre les autorités locales de prendre des clichés de la zone tant souhaitée.242 Clapp étudia après cela les anciens manuscrits et cartes de la bibliothèque Huntington en Californie. Son objectif était de trouver une carte de la région visée. Une courte recherche lui permit d'en découvrir une : il s'agissait d'une carte dessinée par le géographe égypto-grec Ptolémée au 2ème siècle (de l'ère chrétienne). Cette carte révélait l'emplacement d'une ancienne cité trouvée dans la région ainsi que les pistes qui y menaient. Entre-temps, sa recherche fit un bond en avant lorsqu'il reçut la nouvelle que la NASA avait procédé aux prises de photos souhaitées. Ces photos montraient l'existence de pistes caravanières difficilement décelables à l'oeil nu depuis le sol, mais clairement identifiables depuis le ciel. En comparant les clichés avec la carte de Ptolémée, Clapp parvint très vite à la conclusion suivante : les pistes des deux documents coïncidaient, et elles aboutissaient sur un vaste site ayant toute l'apparence de l'emplacement d'une cité. Finalement, grâce au travail de Clapp et à celui de Thomas avant lui, ainsi qu'à l'aide fournie par les chercheurs de la NASA, l'emplacement de cette cité légendaire, qui avait fait l'objet de récits oraux par les Bédouins, fut découvert. Peu de temps après, commencèrent les fouilles et des vestiges enfouis sous les sables furent mis au jour. C'est pourquoi cette cité perdue fut surnommée "l'Atlantis des sables, Ubar".
Cependant, quels éléments permettaient de démontrer que cette ancienne cité était bien celle où avait vécu le peuple de 'Ad évoqué dans le Coran ? Dès le début de cette recherche, on comprit que les restes de cette cité appartenaient au peuple de 'Ad. La concordance devint incontestable à partir du moment où, parmi les restes découverts, on mit au jour les vestiges de colonnes et tours d'Iram mentionnées de façon précise dans le Coran. L'un des responsables des fouilles, le Dr Juris Zarins, déclara qu'étant donné que les tours sont l'un des signes distinctifs d'Ubar et qu'Iram est mentionnée comme abritant des tours et des piliers, ces indices si particuliers suffisent à prouver que le site déterré n'est autre que celui d'Iram, la cité des 'Ad décrite dans le Coran.
Nous avons donc vu que les informations fournies par le Coran à propos des évènements du passé concordent parfaitement avec les informations de sources historiques, ce qui est une autre preuve que le Coran est bien la parole de Dieu. (Voir Les nations disparues, 2ème éd., Harun Yahya, Editions Essalam, Paris, 2003) LES CITES DE SODOME ET GOMORRHE Le Prophète Loth (psl) a été un contemporain du Prophète Abraham (psl). Il a été envoyé comme messager à l'une des communautés vivant non loin du peuple d'Abraham (psl). Au sein de cette communauté, comme nous le dit le Coran, régnait une perversion inconnue au monde jusqu'alors, à savoir l'homosexualité. Lorsque Loth les exhorta à abandonner ce type de pratique déviante, et leur délivra le message de Dieu, ils le rejetèrent. Ils refusèrent de souscrire à sa prophétie et s'obstinèrent à continuer dans la même voie. En conséquence, ils furent éradiqués de la surface de la terre par Dieu, qui fit s'abattre sur eux un terrible désastre.
La cité où vivait le Prophète Loth (psl) et qui fut détruite est désignée par Sodome dans l'Ancien Testament. Située au Nord de la Mer Rouge, cette communauté fut détruite de la façon dont la décrit le Coran. Des études archéologiques révèlent que la cité est plus précisément située près de la Mer Morte, à la frontière israélo-jordanienne actuelle. Selon les scientifiques, la zone est couverte de grands dépôts de soufre. C'est pourquoi, aucune forme de vie animale ou végétale n'y existe et elle est considérée comme un symbole de destruction. Le soufre est un élément qui apparaît suite à une éruption volcanique. En effet, il existe dans le Coran des preuves explicites quant aux méthodes de destruction employées, à savoir un tremblement de terre et une éruption volcanique. L'archéologue allemand Werner Keller déclare ceci à propos de cette région : La Vallée de Siddim, incluant Sodome et Gomorrhe, située le long de cette grande fissure, a un jour brutalement plongé dans l'abysse. Leur destruction survint suite à un grand tremblement de terre, probablement accompagné d'explosions, d'éclairs, de fuites de gaz naturel et d'incendies généralisés… L'affaissement en question a libéré des forces volcaniques qui jusqu'alors avaient été maintenues en dormance tout le long de la fracture. Dans la haute vallée jordanienne, près de Bashan, il existe encore d'énormes cratères de volcans éteints ; de grandes coulées de lave ainsi que d'épaisses couches de basalte ont été déposées à la surface du calcaire.243 Ces couches de lave et de basalte constituent la preuve la plus importante de la survenue d'une explosion volcanique et d'un tremblement de terre. Dans tous les cas, le Lac de Loth, connu aussi sous le nom de Mer Morte, se situe au-dessus d'une zone à activité sismique, en d'autres mots, une zone sismique. Le lit de la Mer Morte est situé sur une dépression tectonique - la Vallée du Rift - qui s'étend sur 300 km depuis la mer de Galilée [Bahr Tabariyeh] au nord jusqu'au Wadi Arabah au sud.244
La structure intéressante du Jourdain et de la Mer Morte ne correspond qu'à une petite partie de la fracture qui passe par cette région. La ligne de faille suit le prolongement de la grande dépression qui part des Monts Taurus, s'étend jusqu'à la rive méridionale du Lac de Loth et continue ensuite à travers le désert de l'Arabie jusqu'au Golfe d'Aqaba, avant de franchir la Mer Rouge et se terminer en Afrique. Toutes les régions situées le long de cette ligne ont été le théâtre d'une forte activité volcanique. De la lave et du basalte noirs existent sur les hauteurs de Galilée en Israël, sur les plaines de Jordanie situées en altitude, dans le golfe d'Aqaba et dans d'autres régions aux alentours. Tous ces vestiges et les caractéristiques géographiques indiquent qu'un événement géologique majeur a eu lieu dans la Mer Morte. La revue National Geographic fait le commentaire suivant dans son numéro de décembre 1957 : Le Mont de Sodome, vaste étendue aride, se dresse de façon abrupte au-dessus de la Mer Morte. Personne n'a jamais trouvé les cités détruites de Sodome et Gomorrhe, mais les spécialistes pensent qu'elles se trouvaient dans la Vallée de Siddim, en face de ces falaises. Il est possible que des crues de la Mer Morte les aient englouties suite à un tremblement de terre.245
L'une des informations dont on dispose sur ces cités détruites porte sur leur emplacement - comme le révèle le Coran dans la sourate al-Hijr, verset 76 - le long d'une ligne principale. Les géographes ont montré que cette région est située sur une ligne allant vers le Sud-Est de la Mer Morte, s'étendant de la Péninsule Arabe à la Syrie et à l'Egypte. (Voir Les nations disparues, 2ème éd., Harun Yahya, Editions Essalam, Paris, 2003)
LE PEUPLE DE SABA ET L'INONDATION D'ARIM Il y a quelques siècles de cela, la communauté de Saba faisait partie des quatre plus grandes civilisations de l'Arabie du Sud.
Les sources historiques relatives au peuple de Saba indiquent habituellement que ce peuple a été le vecteur d'une véritable civilisation, à l'instar des Phéniciens, et qu'il pratiquait beaucoup le commerce. Les historiens reconnaissent que les Sabéens ont atteint un certain degré de civilisation et de culture, comme en témoignent les termes "restaurer", "consacrer" et "construire" fréquemment employés par les dirigeants de Saba. Le barrage de Ma'rib, l'un des édifices les plus importants construits par ce peuple, démontre clairement le niveau technologique qu'ils possédaient. L'Etat sabéen était en mesure d'adopter une politique expansionniste, grâce à son armée, l'une des plus puissantes de la région. Doté d'une culture et d'une armée prépondérantes, l'Etat sabéen était certainement l'une des "superpuissances" régionales de l'époque. L'extraordinaire puissance de l'armée de l'Etat sabéen est également décrite dans le Coran. Une déclaration des commandants de l'armée sabéenne, mentionnée dans le noble livre, montre le degré de confiance qui régnait au sein de cette armée. Ils avaient en effet déclaré:
Grâce au barrage de Ma'rib construit avec une technologie plutôt avancée pour cette époque, le peuple de Saba possédait une grande capacité d'irrigation. La fertilité du sol résultant de l'application de cette technique et le contrôle exercé par les Sabéens sur les pistes caravanières, leur permit de mener une vie confortable, emplie de bien-être. Pourtant, au lieu de remercier Dieu pour tous ces bienfaits, le Coran nous informe qu' "ils se détournèrent [de Dieu]". De plus, ils refusèrent de tenir compte des avertissements et des rappels qui leur avaient été faits. En raison de leurs faibles valeurs morales, ils ont mérité le châtiment de Dieu : leurs barrages s'effondrèrent et l'inondation d'Arim détruisit toutes leurs terres. La capitale de l'Etat sabéen, Ma'rib, jouissait d'une grande opulence grâce à son emplacement géographique. Cette cité était située aux abords du fleuve Adhanah. Et l'endroit où le fleuve rejoignait le Mont Balaq était très propice à la construction d'un barrage. Exploitant cette topographie favorable, les Sabéens y construisirent un barrage dès le début de leur installation dans la région, et commencèrent à pratiquer l'irrigation. Ils atteignirent après cela un degré de prospérité véritablement élevé. Et Ma'rib fut l'une des cités les plus développées de l'époque. Pline, un écrivain grec, avait visité cette contrée et avait décrit sa prospérité en termes très élogieux et avait témoigné du paysage verdoyant caractérisant cette partie de l'Arabie.246 Le barrage de Ma'rib mesurait 16 m de haut, 60 m de large et 620 m de long. Selon les estimations, il permettait d'irriguer une zone de 9.600 hectares, dont 5.300 situés sur la plaine du sud et le restant appartenant à la plaine du nord. Les inscriptions sabéennes mentionnent ces deux plaines sous le nom de "Ma'rib et les deux plaines" dans les inscriptions sabéennes.247 La formulation du Coran, "les deux jardins, l'un à droite et l'autre à gauche" (Coran, 34 : 15) désigne probablement les jardins imposants et les vignobles appartenant à ces deux vallées. Grâce à ce barrage et à son système d'irrigation, la région fut réputée pour être la plus florissante et la mieux irriguée du Yémen. Le Français J. Holevy et l'Autrichien Glaser ont prouvé à partir de documents écrits que le barrage de Ma'rib existait depuis une époque fort reculée. En effet, des inscriptions rédigées dans le dialecte Himer établissent que ce barrage a rendu la région environnante très productive et qu'il en constituait le coeur économique. L'effondrement du barrage en l'an 542 eut pour conséquence l'inondation d'Arim à l'origine d'énormes pertes. Les centaines d'années de labeur des Sabéens disparurent soudain avec la destruction de vignobles, de vergers et de terres cultivées. Il semble que suite à cet événement, le peuple sabéen entra rapidement dans une phase de récession, et de déclin résultant dans la disparition de l'Etat sabéen. Lorsque nous examinons le Coran à la lumière des découvertes évoquées précédemment, nous constatons qu'il existe une réelle concordance entre les données historiques et les faits rapportés par le livre sacré. Les découvertes archéologiques et les données historiques corroborent les informations rapportées par le Coran. Les versets rappellent que le peuple de Saba a été détruit suite à une terrible inondation pour n'avoir pas écouté les exhortations faites par leur prophète et pour avoir rejeté la religion. Cette inondation est décrite ainsi dans le Coran :
Dans le Coran, le châtiment qui s'abattit sur le peuple de Saba est désigné par sayl al-`arim, soit "inondation d'Arim". L'expression employée dans le noble livre nous décrit également la façon dont le désastre se produisit. Le mot arim désigne un barrage ou une barrière. L'expression sayl al-`arim décrit l'inondation conséquente à l'effondrement du barrage. Les commentateurs du Coran ont résolu le problème relatif à l'époque et à l'emplacement en se laissant guider par les termes utilisés dans le Coran au sujet du fleuve Arim. Par exemple, Mawdudi a écrit dans son commentaire du Coran : Le terme arim, qui apparaît dans l'expression sayl al-`arim, est une forme dérivée du vocable arimen, utilisé dans le dialecte de l'Arabie du Sud, et qui signifie "barrage, barrière". Dans les ruines exhumées lors des fouilles menées au Yémen, ce mot semble utilisé fréquemment dans ce sens, dans de nombreuses inscriptions ; par exemple, dans celles qui furent réalisées après la restauration du grand mur de Ma'rib en 542 et 543, sous l'ordre du roi éthiopien Ebrehe (Abraha), qui gouvernait aussi le Yémen, le mot arim est employé à plusieurs reprises pour désigner un barrage, d'où l'expression sayl al-`arim signifiant "inondation désastreuse produite par la rupture d'un barrage". Le verset : "… Nous leur changeâmes leurs deux jardins en deux bosquets aux fruits amers, des tamaris et des jujubiers rabougris" (Coran, 34 : 16), décrit l'état du pays après la catastrophe. Après l'effondrement du mur, tout le territoire fut inondé. Tous les systèmes d'irrigation mis en place par les Sabéens, ainsi que les murs situés au pied des montagnes tombèrent en ruine. Dès lors, alors que la région ressemblait à un vaste jardin, elle se trouva subitement transformée en une véritable jungle. Et il n'y eut dès lors plus de fruits autres que ceux, semblables à des cerises, portés par de petits arbustes.248
L'archéologue chrétien Werner Keller, auteur de l'ouvrage Und Die Bible Hat Doch Recht (Le livre saint avait raison), reconnut que l'inondation d'Arim s'était produite selon la description du Coran, et il écrivit que l'existence d'un tel barrage et la destruction du pays entier suite à son effondrement prouvent que l'épisode coranique relatif aux gens du jardin a bel et bien eu lieu.249 Après la catastrophe, la région acquit progressivement toutes les caractéristiques d'un désert, et les Sabéens, avec la disparition de leurs terres agricoles, perdirent la source essentielle de leurs revenus. Leurs terres agricoles, qui avaient été une source de prospérité et de pouvoir financier, disparurent. Cette situation fut la conséquence de l'ingratitude de ce peuple envers Dieu et de son refus de croire en Lui. [Voir Les nations disparues, 2ème éd., Harun Yahya, Editions Essalam, Paris, 2003) LE PEUPLE D'AL-HIJR Le peuple de Thamud est une tribu mentionnée dans le Coran et dont nous connaissons l'essentiel. Les sources historiques confirment qu'un peuple connu sous le nom de Thamud existait depuis de nombreuses années. On pense aussi que la communauté d'al-Hijr, évoquée dans le Coran, et les Thamud, ne font probablement qu'un seul et même peuple, car l'autre nom des Thamud est Ashab al-Hijr. Donc "Thamud" est le nom attribué à un peuple, tandis que al-Hijr peut être celui d'une des cités fondées par ce même peuple. Un géographe grec ancien, Pline, a écrit que les Thamud habitaient des localités appelées Domotha et Hegra, correspondant à l'actuelle cité de Hijr.250
Les sources les plus anciennes mentionnant l'existence des Thamud sont les annales de l'Etat babylonien. Elles relatent la victoire du roi babylonien Sargon II (8ème siècle av. JC) sur ce peuple lors d'une campagne menée dans le Nord de l'Arabie. Les Grecs ainsi qu'Aristote, Ptolémée et Pline nous renvoient également à ce peuple en parlant des "Tamudaei", c'est-à-dire "Thamud".251 Les traces des Thamud disparurent complètement bien avant la venue du Prophète Mohammad (pbsl), entre 400 et 600 de l'ère chrétienne. [Voir Les nations disparues, 2ème éd., Harun Yahya, Editions Essalam, Paris, 2003) De nos jours on peut admirer les meilleurs exemples de travail sur la pierre dans l'ancienne cité de Pétra, au sud-ouest de la Jordanie. En effet, le Coran souligne ainsi leur expertise dans ce domaine :
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214. Walter Wreszinski, Aegyptische Inschriften aus dem K.K. Hof Museum in Wien, (Leipzig, J C Hinrichs'sche Buchhandlung, 1906).
215. Hermann Ranke, Die Ägyptischen Personennamen, Verzeichnis der Namen, Verlag Von J J Augustin in Glückstadt, Band I, 1935, Band II, 1952.
216. British Museum, Egyptian Papyri no. 6.
217. Galina Stolyarova, "City Scientists Say Red-Sea Miracle Can Be Explained", The St. Petersburg Times, du 20 janvier 2004, www.sptimes.ru/archive/times/936/top/t_11445.htm ; Galina Stolyarova, "Mathematicians Dissect a Miracle", The Moscow Times, du 21 janvier 2004, www.themoscowtimes.com/stories/2004/01/21/003.html
218. Ibid.
219. "The Plagues of Egypt," Admonitions of Ipuwer 2 : 5-6; www.mystae.com/restricted/streams/thera/plagues.html
220. Admonitions of Ipuwer 2 : 10, www.mystae.com/restricted/streams/thera/plagues.html
221. Admonitions of Ipuwer 5 : 12, www.geocities.com/regkeith/linkipuwer.htm
222. Admonitions of Ipuwer 10 : 3-6, www.geocities.com/regkeith/linkipuwer.htm
223. Admonitions of Ipuwer 6 : 3, www.students.itu.edu.tr/~kusak/ipuwer.htm
224. Admonitions of Ipuwer www.mystae.com/restricted/streams/thera/plagues.html
225. Admonitions of Ipuwer 2 : 10, www.geocities.com/regkeith/linkipuwer.htm
226. Admonitions of Ipuwer 3 : 10-13, www.geocities.com/regkeith/linkipuwer.htm
227. Admonitions of Ipuwer 2 : 11, www.geocities.com/regkeith/linkipuwer.htm
228. Admonitions of Ipuwer 7 : 4, www.geocities.com/regkeith/linkipuwer.htm
229. Rabbi Mordechai Becher, "The Ten Plagues – Live From Egypt", Ohr Somayach Institutions, www.ohr.org.il/special/pesach/ipuwer.htm
230. Elias Karîm, "Qur'anic Accuracy vs. Biblical Error: The Kings & Pharaohs of Egypt", www.islamic-awareness.org/Quran/Contrad/External/josephdetail.html ; Dr Abu Ameenah Bilal Philips, "An Aspect of the Qur'aan's Miraculous Nature", www.islaam.com/Article.asp?id=40
231. Werner Keller, Und die Bibel hat doch recht (La Bible en tant que livre d'histoire ; une confirmation du livre des livres), New York, William Morrow, 1964, pp. 25-29
232. Max Mallowan, Noah's Flood Reconsidered (Irak, XXVI-2, 1964), p. 70.
233. Keller, Und die Bibel hat doch recht, pp. 23-32.
234. "Kish", Britannica Micropaedia 6, p. 893.
235. "Shuruppak", Britannica Micropaedia 10, p. 772.
236. Max Mallowan, Early Dynastic Period in Mesopotamia, Cambridge Ancient History 1-2 (Cambridge, 1971), p. 238.
237. Joseph Campbell, Eastern Mythology, p. 129.
238. Bilim ve Ütopya (Magazine Science et Utopie), juillet 1996, p. 176. Note 19.
239. Thomas H. Maugh II, "Ubar, Fabled Lost City, Found by LA Team", The Los Angeles Times, 5 février 1992.
240. Kamal Salibi, A History of Arabia (Caravan Books, 1980).
241. Bertram Thomas, Arabia Felix: Across the "Empty Quarter" of Arabia (New York, Schrieber's Sons, 1932), p. 161.
242. Charlene Crabb, "Frankincense", Discover, janvier 1993.
243. Keller, Und die Bibel hat doch recht, pp. 75-76.
244. "Le Monde de la Bible" , Archeologie et Histoire, juillet-août 1993.
245. G. Ernest Wright, "Bringing Old Testament Times to Life", National Geographic no. 112, décembre 1957, p. 883.
246. Hommel, Explorations in Bible Lands (Philadelphia, 1903), p. 739.
247. "Marib", Islam Ansiklopedisi: Islam Alemi, Tarihi, Cografya, Etnografya ve Bibliyografya Lugati, 7, pp. 323-339.
248. Mawdudi, Tafhimul Qur"an 4, Insan Yayinlari (Istanbul), p. 517.
249. Keller, Und die Bibel hat doch recht, p. 230.
250. "Hicr", Islam Ansiklopedisi: Islam Alemi, Tarihi, Cografya, Etnografya ve Bibliyografya Lugati vol. 5/1, p. 475.
251. Phillip Hitti, A History of the Arabs (Lonres, Macmillan, 1970), p. 37.
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